Des étudiants en licence de sociologie à l’université de Metz créent un groupe facebook afin de se moquer des noirs de leur classe

L’Université de Lorraine annonce l’ouverture d’une enquête interne après que des étudiantes de sociologie de Metz ont échangé des messages racistes sur les réseaux sociaux..


Des photos d’étudiants ou de professeurs noirs, assortis de commentaires ouvertement moqueurs et racistes. Des étudiantes en licence de Sociologie de la faculté de Sciences Humaines et Sociales de Metz se sont échangé ces messages via une messagerie privée sur Facebook. Les captures d’écrans de ces propos circulent sur les réseaux sociaux et provoquent une vague d’indignation. 

“Ils osent venir et rigoler avec toi après ça…”, souffle une étudiante de l’université de sociologie de Metz, en Lorraine. Depuis le début de l’année, une dizaine d’élèves de sa classe de deuxième année de sociologie ont créé sur Facebook une conversation Messenger dans le but… de prendre en photo des personnes noires de leur promotion pour s’en moquer.

Le problème a été dénoncée ce vendredi matin à la fac. Les victimes s’en sont aperçues visiblement lors d’un voyage scolaire. Une élève qui se dit victime témoigne sur les réseaux sociaux. 

“Ce climat raciste dure depuis l’année dernière”, explique à Marianne Julie*, l’une des victimes. En cours relate-t-elle, les blancs s’installent entre eux, à l’écart des étudiants noirs. Lorsque ces derniers arrivent en classe, ils sont accueillis par des moqueries, des jurons. Leur dernier jeu en date ? Asperger de parfum un étudiant noir dès qu’il arrive en classe, rapporte une autre étudiante, “pour couvrir l’odeur, disent-ils”.

Alertée des faits ce vendredi 26 avril, l’Université de Lorraine a réagit en annonçant l’ouverture d’une enquête interne. La direction indique qu’elle “se mobilise contre toutes formes de discriminations”et promet d’instruire l’affaire avec “la plus grande fermeté.”

Selon une enseignante de l’UFR contactée par France Bleu Lorraine, et qui s’est dite “très choquée par ces messages”, il s’agirait de trois étudiantes âgées de 19 ans qui n’auraient pas mesuré la gravité de leurs propos. Elle ajoute qu’une discussion avec les élèves de la licence sur ce sujet sera organisée lundi. 

Le syndicat étudiant Unef réclame des sanctions

Le syndicat UNEF fait lui aussi part de sa colère face à ces actes qui sont “contraires aux valeurs que véhiculent l’université” selon Jérémy Spiegel, étudiant messin et vice-président du syndicat. 

La ligue de defense noire africaine (LDNA) s’est également saisie de l’affaire

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